Amelio — Préparation des supports
Amelio remet en peinture des logements en Île-de-France, et la part du chantier consacrée aux murs avant la première couche surprend systématiquement nos clients. C’est pourtant elle qui décide de tout : une peinture appliquée sur un support mal traité se dégrade en quelques mois, alors que le même produit posé sur une base saine tient des années. Voici les étapes dans l’ordre où elles s’enchaînent, et ce que chacune règle.

Diagnostic
Six vérifications qui se font à la main et en lumière rasante, jamais de face.
Le diagnostic se fait à la main et en lumière rasante, pas de face. Passez la paume sur la surface : une poudre blanche qui reste sur les doigts signale une ancienne peinture farinante, qui ne fera adhérer aucun produit tant qu’elle n’est pas traitée. Un éclairage placé sur le côté révèle les creux, les bosses et les reprises invisibles en éclairage direct.
Deux vérifications s’ajoutent. Le ruban adhésif collé fermement puis arraché d’un coup emporte les zones qui ne tiennent plus, et indique s’il faut décaper. Un mur froid au toucher dans une seule zone, ou marqué d’une auréole, signale une humidité qu’il faut traiter à la source avant d’envisager quoi que ce soit.
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Cette étape est presque toujours sautée par les particuliers, et elle explique une grande part des décollements. Une peinture n’adhère pas sur un dépôt gras ou poussiéreux, même invisible. Un lessivage à la lessive alcaline, suivi d’un rinçage à l’eau claire et d’un séchage complet, suffit dans la majorité des cas.
Deux zones concentrent les problèmes. Les murs de cuisine portent un film gras diffusé par la cuisson, y compris à plusieurs mètres des plaques. Les couloirs et les cages d’escalier accumulent des traces de mains à hauteur d’épaule, qui ressortent sous la peinture si on ne les traite pas.
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Étapes
Cinq opérations qui ne se permutent pas et ne se sautent pas.
À la main et en lumière rasante. C’est lui qui décide de toutes les étapes suivantes.
Lessive alcaline, rinçage à l’eau claire, séchage complet. L’étape la plus souvent sautée.
Trous et fissures d’abord, planéité générale ensuite, en couches minces successives.
Grain moyen puis grain fin, geste léger. Le dépoussiérage compte autant que le ponçage.
Sur support neuf, absorbant, fraîchement enduit ou taché. Elle uniformise l’absorption.
Les trous de chevilles et les impacts se rebouchent avec un enduit de rebouchage, plus dense, appliqué en léger surplus puisqu’il se rétracte en séchant. Les fissures fines s’ouvrent légèrement avant d’être garnies, faute de quoi l’enduit ne tient qu’en surface et se rouvre au premier mouvement du bâtiment.
Vient ensuite l’enduit de lissage, qui n’a pas la même fonction. Il ne comble pas un trou, il rattrape la planéité générale sur des surfaces entières, en couches minces successives. Chacune doit reprendre complètement avant la suivante : un enduit recouvert trop tôt garde de l’humidité au cœur et se fissure une fois la peinture posée. Sur un studio où la préparation a occupé l’essentiel du chantier, ce sont ces temps de reprise qui ont fixé la durée.
Réalisations
Trois supports repris avant la première couche, et ce que cela a demandé.
Le ponçage égalise l’enduit et casse la brillance d’une ancienne peinture satinée, ce qui donne de l’accroche au produit suivant. Un abrasif à grain moyen suffit sur l’enduit frais, un grain plus fin termine le travail. Le geste doit rester léger : appuyer creuse le mur au lieu de l’aplanir, et crée des cuvettes qui se verront à la lumière.
Le dépoussiérage qui suit compte autant que le ponçage lui-même. La poussière d’enduit est extrêmement fine et se dépose partout, y compris sur les surfaces déjà nettoyées. Aspirer puis passer une éponge à peine humide, en laissant sécher, évite le film grumeleux que produit un rouleau chargé de poussière.
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Une impression ne se justifie pas partout. Elle devient nécessaire sur un support neuf ou très absorbant, sur un enduit fraîchement poncé, sur un ancien mur farinant, et pour bloquer une tache susceptible de traverser la finition. Sa fonction est d’uniformiser l’absorption : sans elle, la première couche pénètre inégalement et le rendu final paraît nuageux malgré deux passes correctes.
Sur un mur déjà peint, sain et simplement rafraîchi, elle peut être écartée sans risque. Ce choix se décide au moment du relevé, en même temps que le nombre de couches à prévoir, et il figure sur le devis. C’est un point à regarder de près sur toute proposition que vous recevez : un devis qui ne détaille aucune préparation ne vous dit pas ce que vous achetez. Vous pouvez demander un devis : il est gratuit et remis sous 48 h après la visite.
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Travaux de peinture dans un logement de plus de deux ans : TVA à 10 %, attestation supprimée, mention obligatoire et économie réelle sur le devis.
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